02.05.2008

Marielle de Sarnez à la convention des élus démocrates

Marielle de Sarnez intervention 26.04.2008
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Merci beaucoup Je vais essayer de vous dire en quelques minutes quelles sont pour moi les perspectives des mois et des années qui sont devant nous. Mais d'abord, permettez moi de vous dire le bonheur que j'ai eu de vous voir, de vous écouter ce matin. Je trouve qu'on a une chance formidable. Nous avons une génération nouvelle de femmes et d'hommes. Je voulais vous applaudir et vous dire un grand merci. Ce que nous avons à faire dans les années qui viennent c'est grand, c'est difficile, mais c'est formidable et c'est indispensable. Et puis c'est aussi - François le dit souvent - probablement, le dernier moment, la dernière chance pour enfin changer quelque chose en profondeur dans notre pays. Alors, nous avons quatre défis devant nous. Le premier d'entre eux, c'est que nous voulons créer une force politique nouvelle pour changer en profondeur le système politique français. Nous, Mouvement Démocrate, nous refusons le bipartisme. Nous refusons l'idée de bipolarisation, parce que grosso modo la bipolarisation, c'est exactement les deux faces d'une même médaille. UMP-PS, PS-UMP, c'est la même chose. Nous, nous voulons pour les Français une offre nouvelle. Nous voulons pour les Français le pluralisme. Ça, c'est le premier de nos combats.

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27.04.2008

Intervention de François Bayrou en ouverture de la Convention des élus démocrates

F. bayrou convention des élus démocrates ouvertures
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Mes chers amis, cette salle apparait trop petite, mais on nous disait « vous vous rendez compte, le 26 avril, un samedi et même le seul samedi de vacances pour l'ensemble des zones ». Evidemment, vous aurez des difficultés pour remplir la salle. Nous savions qu'il ne s'agissait pas de difficulté, il s'agissait d'enthousiasme, au contraire. Cet enthousiasme, vous le manifestez par votre présence. L'objet de cette rencontre est de confronter les expériences de ceux qui ont mené des combats importants, dans de très grandes villes, ou des villes moyennes. Ils sont très nombreux dans la salle. Nous avons présenté, ce qui était un véritable exploit, trois cent cinquante listes autonomes, d dans des villes de plus de 10 000 habitants en France et beaucoup de villes où nous n'avions pas l'habitude d'avoir une représentation. Ces listes ont obtenu un score remarquable, puisque la moyenne des scores que nous avons obtenue atteint presque 16% des voix - 15,9% des voix - ce qui veut dire que, partout en France, cette présence nouvelle de ce mouvement nouveau a intéressé une partie substantielle des électeurs. Et nous avions plus de cent cinquante représentations sur des listes qui étaient des listes d'union parce que le principe que nous avions défendu était très simple : on peut travailler avec des élus même s'ils ne se présentent pas sous notre étiquette lorsque nous considérons qu'ils sont de bonne volonté, ouverts et que leur projet est compatible avec le nôtre. Et c'est ce qui explique que, dans un certain nombre de villes et même de grandes villes, nous avions en effet choisi de faire dès le premier tour des listes communes.

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François Bayrou en clôture de la Convention municipale du Mouvement démocrate : "Le temps viendra où la question sera celle de la reconstruction d'un projet national"

Discours de F.Bayrou-convention-municipales100208
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La convention municipale du Mouvement démocrate a été l'occasion, pendant toute la matinée du dimanche 10 février, de mettre en exergue le renouvellement des générations et la grande diversité qui caractérise les candidats du MoDem aux élections municipales. Les nombreuses prises de parôles de candidats et de responsables politiques se sont succédées, confortant les valeurs du Mouvement Démocrate et le projet commun porté lors des prochaines élections. François Bayrou a clos cette Convention par un discours au cours duquel il a rappelé la double "révolution" du Mouvement démocrate réaffirmant d'une part que"les élections sont des élections locales" tout en rappelant que " nous sommes favorables aux majorités d'idées". Le président du Mouvement démocrate a ainsi affirmé : "Dans une commune, dans un quartier, que l'on puisse en être encore à croire qu'il faut tout le pouvoir aux uns et rien aux autres, tout le pouvoir à la gauche, rien à la droite, ou tout le pouvoir à la droite et rien à la gauche, c'est débile, c'est se comporter collectivement comme des imbéciles" ajoutant " Nous portons donc ces deux révolutions : nous voulons que ces élections locales se jouent sur des enjeux locaux ! Et pour la vie locale, nous voulons du pluralisme, parce que nous considérons que les citoyens ont un droit égal à être représentés, même s'ils ne sont pas majoritaires, dans la gestion de la vie locale. Et donc nous défendons des majorités d'idées."


Mais l'analyse du président du Mouvement démocrate a également porté sur des temps plus longs : "Le temps viendra donc, assez vite je le crains, où la question sera celle de la reconstruction d’un projet national. La question sera celle de la mobilisation de la volonté du pays, et de la direction à prendre. Si je ne me trompe pas, il faudra une alliance des démocrates et des républicains, une alliance des reconstructeurs."

Ce temps de la reconstruction comportera plusieurs défis pour François Bayrou : "regarder en face la question des finances publiques" mais également "réconcilier les Français avec les deux piliers de son avenir, l’école et l’entreprise. Il faudra qu’elles le fassent pour que l’État retrouve la sérénité et devienne créateur de confiance."
La manière de conduire la réforme est aussi en question : " inventer une méthode de réforme crédible, moins agitée, qui intervienne sur les sujets clés et sur eux seulement, en choisissant de ne pas déstabiliser la société française, et en agissant activement pour qu’elle adapte ses qualités et qu’elle corrige ses blocages."
Bien entendu, la question de nos institutions est cruciale pour François Bayrou qui a notamment estimé : "ce sont les institutions de la cinquième République elles-mêmes qui se trouveront en cause !" Évoquant longuement la question de la construction européenne à travers sa crise d'inspiration et la signature du traité de Lisbonne, François Bayrou a par ailleurs conduit la réflexion en direction de la crise financière que nous traversons : " le monde financier, bien entendu nécessaire, a dérapé parce qu’il n’existe pas de régulation raisonnable en face de ses excès."

26.04.2008

"Il n'y a plus désormais qu'un mouvement politique qui soit le défenseur du pluralisme en France, et c'est ici qu'il se trouve".

François Bayrou a présenté le Mouvement démocrate comme le seul "défenseur du pluralisme" en France samedi matin, à l'ouverture de la Convention des élus démocrates. "Il n'y a plus désormais qu'un mouvement politique qui soit le défenseur du pluralisme en France, et c'est ici qu'il se trouve". Rappelant la moyenne de 15,9% réalisée par les 350 listes autonomes du Modem au premier tour des municipales dans les villes de plus de 10.000 habitants, "véritable exploit". "Nous avons eu du mal entre les deux tours, et sans doute ai-je une part de responsabilité, à faire entendre la voix de la raison, là où ne s'exprimait que la voix de la passion et de l'affrontement". Il a aussi estimé que « les deux prochaines élections, européennes et régionales, offrent une place au MoDem, en tout cas si l'on ne change pas le mode de scrutin, car on nous annonce des manoeuvres supplémentaires pour rendre notre tâche politique encore plus difficile ». M. Bayrou faisait allusion à la volonté exprimée par le Premier ministre François Fillon de modifier le mode de scrutin régional. « Il n'est "pas possible qu'un pays comme le nôtre ne soit placé que devant deux projets, ceux de l'UMP et du PS ! C'est comme si on voulait perpétuellement écrire l'avenir en noir et blanc". Il faut au moins un troisième projet, plus équilibré, plus créatif, plus novateur. "Nous avons passé le Cap Horn", a assuré le sénateur-maire d'Arras, Jean-Marie Vanlerengerghe. "Nous avons devant nous une mer beaucoup plus calme, on voit pointer le cap de Bonne-Espérance".