24.05.2008

François Bayrou se réjouit de la reconnaissance constitutionnelle des langues régionales

L'Assemblée nationale a voté jeudi, à la quasi-unanimité, un amendement surprise au projet de loi sur la réforme des institutions visant à inscrire la reconnaissance des langues régionales dans la Constitution. François Bayrou a exprimé "la satisfaction" de celui qui "mène le combat pour les langues régionales depuis longtemps". "C'est un pas en avant important." "Les langues régionales appartiennent au patrimoine" de la Nation, prévoit l'amendement qui complètera l'article 1 de la Constitution. Cette disposition était demandée depuis très longtemps par de nombreux parlementaires.

02.05.2008

Anne-Marie Payet, sénatrice de La Réunion, interpelle le gouvernement sur la prévention des risques liés au tsunami dans l'océan Indien.

Lors de la séance de questions orales, Anne-Marie Payet, sénatrice de La Réunion, a interrogé le Secrétaire d'État chargé de l'Outre-mer concernant la création d'un centre national d'alertes multirisques à la Réunion. Rappelant les engagements pris par le gouvernement suite au tsunami qui avait dévasté l'océan Indien en décembre 2004, Anne-Marie Payet a évoqué l'urgence et naturellement la dangerosité de tels évènements climatiques. S'appuyant sur un rapport de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques, elle s'est émue de l'attentisme et de la faible ambition de l'Etat en matière de prévention des risques de tsunami dans cet océan.

25.04.2008

François Bayrou considère la proposition de financer le RSA par la PPE "injuste" et insoutenable"

François Bayrou a jugé vendredi "injuste" et "insoutenable" la proposition de Nicolas Sarkozy de financer une généralisation du Revenu de solidarité active (RSA) par un redéploiement partiel de la Prime pour l'emploi (PPE). "Dans l'intervention télévisée de Nicolas Sarkozy hier soir, il y a eu une seule proposition, celle qui concerne le Revenu de solidarité active, et cette proposition est insoutenable", a déclaré à l'AFP Fançois Bayrou, président du Mouvement Démocrate...."


... Le chef de l'Etat a annoncé jeudi soir que "le RSA se fera en en maîtrisant le coût, parce qu'on va redéployer une partie du coût de la prime pour l'emploi", créée en 2001 et versée aux titulaires de bas salaires.
"C'est donc aux salariés les plus modestes, aux travailleurs pauvres, qu'on demande de financer ce geste de solidarité!", a protesté M. Bayrou. Pour lui, "le RSA est évidemment parfaitement fondé, mais la solidarité ne peut pas être mise à la charge des plus pauvres, sans qu'il soit fait appel en quoi que ce soit aux plus riches".... "Cette proposition est impossible à soutenir .... et elle ne sera pas mise en application", car "c'est tellement injuste que les Français ne l'accepteront pas", a-t-il jugé.
Le député des Pyrénées-Atlantiques a également estimé que cette proposition "va exactement dans le sens inverse de la revalorisation du travail" prônée par M. Sarkozy.

"Les Français veulent de la profondeur, pas de l'apparence..."

Dans l'édition du 24 avril du Parisien, François Bayrou répond aux questions de Martine Chevalet. Cette interview intervient alors qu'un sondage CSA le place favori pour occuper les fonctions de Premier ministre du gouvernement de Nicolas Sarkozy....

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11.04.2008

Journée de solidarité: Yves Détraigne, sénateur de la Marne, se félicite du bon sens retrouvé!

Le Sénat a examiné ce jour la proposition de loi relative à la journée de solidarité qui assouplit le système mis en place depuis 4 ans et dont l'application a été particulièrement chaotique. Intervenant en séance publique au nom du groupe de l'Union centriste, Yves Détraigne s'est félicité que l'on tire enfin les conséquences des aberrations constatées sur le terrain depuis le début de la mise en oeuvre de la journée de solidarité, avec, par exemple, l'école fermée le lundi de Pentecôte et les enfants en congés alors que les parents étaient au travail. Sans remettre en cause le principe même de la journée de solidarité en faveur des personnes âgées et des personnes handicapées, le sénateur s'est toutefois interrogé pour savoir si c'était en augmentant les prélèvements que l'on était le mieux à même de faire face aux besoins ou s'il ne convenait pas, au contraire, de réduire les contraintes et de libérer la croissance afin que notre pays rejoigne le cercle vertueux d'une croissance retrouvée et génère ainsi les recettes supplémentaires permettant de faire face, sans prélèvements et contraintes supplémentaires et mal venues, aux besoins de solidarité entre les générations.

10.04.2008

Une note détaille la stratégie de l'Elysée contre M. Bayrou

Article publié dans Le Monde.
En dépit des récents déboires électoraux rencontrés par le MoDem, le "cas" de son président, François Bayrou, continue d'occuper Nicolas Sarkozy, qui cherche à isoler l'ancien candidat à l'élection présidentielle. En témoigne une note de synthèse, adressée, lundi 7 avril, au chef de l'Etat, par l'un de ses conseillers, Dominique Paillé.

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09.04.2008

François Bayrou invité de RTL (9 avril 2008)

François Bayrou invité de RTL (9 avril 2008)
Vidéo envoyée par rtl-fr

Invité de RTL, Français Bayrou a estimé que le pouvoir chinois était "extraordinairement sensible à ce qui se dit et ce qui se dit". Le président du MoDem estime que la décision d'un boycott de la cérémonie d'ouverture des JO n'est pas "facile à prendre" notamment car Nicolas Sarkozy sera à la tête de l'UE. Mais "la menace est déjà un événement" a commenté François Bayrou. Dans l'actualité, l'ancien candidat à la présidentielle s'est opposé au retour de la France au sein du commandement intégré de l'OTAN.

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"la France s'honorerait à parler plus fermement du Tibet".

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Lors du passage de la flamme olympique à Paris lundi 7 avril, les policiers ont arraché les fanions Reporter Sans Frontière brandis par un groupe de militants du Mouvement Démocrate. Marielle de Sarnez ne s'est pas laissée faire et a conservé son drapeau en mains. "Dans quel pays sommes nous pour qu'on confisque un drapeau dans une manifestation pacifique", a-t-elle demandé, affirmant que "la France s'honorerait à parler plus fermement du Tibet". Un peu plus loin, des Tibétains ont été refoulés par la police tandis que des manifestants pro-chinois agitaient des drapeaux de la République populaire de Chine.

05.04.2008

La France est en train de perdre son indépendance

François Bayrou a estimé jeudi sur France Culture que la France était en train de perdre son indépendance avec le retour dans le commandement militaire intégré de l'Otan annoncé par le président Nicolas Sarkozy. "La période où la France était indocile est derrière nous". "Il y a 42 ans que le général de Gaulle a pris la décision de quitter le commandement intégré de l'Otan. La France a gagné en 42 ans une liberté de parole qui nous a permis par exemple de dire non au moment de la guerre en Irak".

"Cette indépendance, cette liberté-là, c'est quelque chose de précieux pour notre pays qu'on est en train de perdre dans l'élan vers l'alignement que Nicolas Sarkozy incarne depuis longtemps et dont je ne crois pas qu'il soit conforme à l'histoire, au génie de notre pays, et pas non plus à la volonté des Français", a-t-il insisté.
François Bayrou a également noté que "ce rapprochement avec l'Otan intervient dans le moment même où en Allemagne le gouvernement manifeste beaucoup
d'indépendance. Dans le temps même où l'Allemagne se rapprochait de cette position d'indépendance de la France, nous, nous faisons le choix inverse en disant que ça va nous permettre de bâtir une défense européenne. Je ne crois pas que ce soit le juste chemin".

02.04.2008

François Bayrou: trois réflexions sur l'Afghanistan

4234263a0d259d62ab11c52cca4de184.jpgLa décision de dépêcher 1000 hommes supplémentaires en Afghanistan, qui a été annoncée (de manière provocatrice et désinvolte) devant les parlementaires britanniques, mérite trois réflexions. Première réflexion : si cette décision est une réponse au devoir d'assistance qui lie des partenaires au sein d'une alliance dès lors qu'ils ont entrepris ensemble une action militaire, autorisée par les instances internationales, et qui met certains d'entre eux en difficulté, elle n'est pas illégitime. Chacun sait que depuis des mois, l'armée canadienne, en particulier, se trouve chargée d'une lourde responsabilité, dans le sud de l'Afghanistan, dans les provinces limitrophes du Pakistan, et qu'elle appelle ses alliés a partager une partie de sa charge. C'est ainsi que le chiffre de 1000 hommes d'appui ou de soutien a été depuis longtemps articulé par les autorités canadiennes, qui ont fait de ce renfort la condition même pour leur maintien dans le dispositif de l'IFAS au-delà de 2009. Souhaiter répondre à cet appel angoissé, c'est légitime. Un millier de soldats français à l'Est, cela permettra à un millier de soldats américains de soutenir leurs camarades canadiens au Sud. Il s'agit d'une opération internationale, conduite dans sa deuxième partie par l'OTAN, après approbation de l'ONU, conforme au droit international, qui s'attaque de fait à deux grands fléaux le fanatisme terroriste et violent, et le trafic de drogue. Si le front mis en place cédait, en effet, cela serait dramatique pour toute une partie du monde et l'écho, n'en doutons pas, en serait ressenti jusqu'à chez nous. Il y a bien sûr une condition, c'est d'inclure ce geste de solidarité dans un plan d'autonomisation de l'Afghanistan, de son pouvoir souverain, de sa police interne, de son armée, de sorte que soit évité, autant que possible, le risque d'enlisement du conflit dans une partie du monde où les précédents militaires sont édifiants !

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